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Gestion des bénévoles en association : comment gérer, quels droits, quelles contreparties ?

En France, près de 1,5 million d’associations reposent sur l’énergie de 23 millions de bénévoles. Pourtant, la gestion des bénévoles en association reste souvent artisanale : un tableur, quelques échanges par téléphone, une mémoire collective qui s’effrite quand un dirigeant historique passe la main. Un nouveau décret d’application de la loi sur l’engagement bénévole vient justement compléter la boîte à outils des associations, avec de nouvelles possibilités pour reconnaître et faciliter l’engagement de vos équipes.

Pourquoi la gestion des bénévoles en association est un enjeu central ?

Le secteur associatif a traversé une période difficile. Entre 2020 et 2022, le nombre de bénévoles actifs a chuté de 15 %, une conséquence directe de la crise sanitaire dont beaucoup de structures peinent encore à se remettre. Dans le même temps, les formes d’engagement ont changé en profondeur : seuls 9 % des bénévoles s’investissent encore à raison d’une fois par semaine. La majorité préfère désormais un engagement ponctuel, sur un événement précis ou une mission courte.

Cette évolution oblige les associations à revoir leur façon d’accueillir, de suivre et de fidéliser leurs bénévoles. Un trésorier ou un président qui gère encore ses effectifs bénévoles à la main perd un temps précieux et prend le risque de voir filer des personnes motivées, faute d’organisation claire. C’est là que la gestion des bénévoles en association devient un vrai sujet stratégique, au même titre que la trésorerie ou les adhésions.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le décret sur le bénévolat pris en application de la loi n° 2024-344 du 15 avril 2024, votée pour soutenir l’engagement bénévole et simplifier la vie associative. Ce texte introduit plusieurs nouveautés concrètes que tout trésorier associatif a intérêt à connaître.

Derrière ces chiffres se cache une réalité très concrète pour les petites structures : APEL, clubs sportifs, comités des fêtes ou associations étudiantes fonctionnent presque exclusivement grâce à des bénévoles, sans salarié permanent. Perdre un administrateur investi ou peiner à recruter un nouveau trésorier peut fragiliser toute une association en quelques mois. Mieux organiser la gestion des bénévoles en association n’est donc pas un confort administratif, mais une condition de survie pour beaucoup de petites structures.

Le nouveau décret sur le bénévolat : ce qui change depuis 2025

La loi du 15 avril 2024 a posé le principe, mais c’est le décret n° 2025-161 du 20 février 2025 qui en fixe les modalités concrètes. Entré en vigueur le 22 février 2025, ce texte organise le don de jours de repos monétisés au profit des associations. Concrètement, un salarié peut désormais renoncer, avec l’accord de son employeur, à des jours de repos non pris pour qu’ils soient convertis en argent et reversés à l’association de son choix.

Ce don reste encadré : il est limité à 3 jours par an, et ne peut porter que sur des jours excédant 24 jours ouvrables de congés annuels, ou sur des jours de repos non affectés à un compte épargne temps. L’organisme bénéficiaire est choisi d’un commun accord entre le salarié et son employeur, ce qui laisse à votre association une carte à jouer : faire connaître ce dispositif auprès des entreprises partenaires ou des employeurs de vos propres bénévoles peut ouvrir une source de financement inédite.

Pour une petite association, ce mécanisme reste modeste en volume, mais il illustre une tendance de fond : les pouvoirs publics cherchent à faciliter le passage entre engagement salarié et engagement bénévole, plutôt qu’à les opposer. Pour aller plus loin, le texte intégral du décret est consultable sur Légifrance.

Compte d’engagement citoyen : valoriser vos bénévoles dirigeants

Autre changement issu de la loi bénévolat : l’accès au compte d’engagement citoyen (CEC) a été élargi. Ce dispositif permet à un bénévole qui siège au conseil d’administration ou au bureau, ou qui encadre d’autres bénévoles, d’acquérir des droits à la formation professionnelle. Avant la réforme, il fallait justifier d’une association déclarée depuis au moins trois ans. Ce seuil est désormais ramené à un an, ce qui ouvre le dispositif à de nombreuses jeunes structures, notamment les associations étudiantes ou les comités des fêtes récemment créés.

Concrètement, un bénévole dirigeant ou encadrant qui déclare au moins 200 heures d’engagement sur l’année, dont 100 heures dans la même association, peut obtenir jusqu’à 240 € de droits à la formation par an, dans la limite de 720 € sur trois ans. La déclaration se fait chaque année, entre le 1er janvier et le 30 juin, sur le téléservice « Le Compte Bénévole ». Les activités réalisées en 2025 doivent ainsi être déclarées avant le 30 juin 2026.

En tant que trésorier ou responsable associatif, vous avez tout intérêt à relayer cette échéance auprès de vos bénévoles dirigeants : c’est un excellent levier de reconnaissance, qui ne coûte rien à l’association et qui peut faire la différence pour fidéliser un administrateur investi.

3 autres mesures du décret utiles à votre trésorerie

Au-delà du don de jours et du compte d’engagement citoyen, la loi bénévolat et ses décrets d’application apportent d’autres simplifications qui concernent directement la gestion administrative et financière de votre association.

Le mécénat de compétences élargi

Le mécénat de compétences, qui permet à une entreprise de mettre un salarié à disposition d'une association sur son temps de travail, est désormais ouvert aux entreprises de moins de 5 000 salariés, contre un seuil plus restrictif auparavant. Sa durée maximale passe aussi de deux à trois ans. Pour une association qui a besoin de compétences pointues (communication, informatique, gestion de projet), c'est une piste concrète à explorer auprès des entreprises de votre territoire, en plus du bénévolat classique.

Des prêts facilités entre associations

Un décret du 7 août 2025 précise les conditions dans lesquelles une association peut consentir un prêt à une autre structure avec laquelle elle entretient des liens étroits, par exemple au sein d'une fédération ou d'un réseau. Cette souplesse de trésorerie inter-associative, encadrée par un contrat de prêt approuvé par l'organe de direction, peut dépanner une structure sœur en difficulté passagère sans passer par un établissement bancaire.

Des jeux et loteries associatifs assouplis

Les modalités d'organisation des lotos, tombolas et loteries traditionnelles, souvent utilisés pour financer les projets associatifs, sont harmonisées et simplifiées, notamment sur la déclaration en mairie. Une bonne nouvelle pour les comités des fêtes et les associations qui comptent sur ces événements pour équilibrer leur budget annuel. Ces recettes ponctuelles restent un complément appréciable aux cotisations, à condition de bien les enregistrer dans votre comptabilité associative pour les présenter clairement en assemblée générale.

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Bonnes pratiques pour organiser la gestion quotidienne de vos bénévoles

Le décret apporte de nouveaux droits, mais il ne remplace pas une bonne organisation interne. La gestion des bénévoles en association repose d’abord sur quelques réflexes simples, qui font gagner un temps considérable dès qu’ils sont mis en place.

Formalisez chaque mission par écrit, même sommairement : qui fait quoi, sur quelle période, avec quel référent au sein du bureau. Un simple document partagé suffit pour éviter les malentendus et pour transmettre l’information si le bénévole change ou si le responsable de l’association est renouvelé lors de l’assemblée générale.

Suivez également les heures d’engagement de vos bénévoles dirigeants et encadrants, ne serait-ce que pour pouvoir déclarer leurs droits au compte d’engagement citoyen le moment venu. Un tableau simple, mis à jour au fil de l’eau, évite de devoir reconstituer une année entière d’activité en juin, dans la précipitation. Ce même suivi vous aide à repérer les bénévoles qui s’essoufflent avant qu’ils ne se démobilisent complètement, et à identifier les périodes de l’année où vous manquez de bras.

Enfin, pensez à la formation : le fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) finance chaque année plus de 25 000 subventions, dont une partie sert justement à former les bénévoles. Le réseau Guid’Asso, désormais déployé dans treize régions, oriente gratuitement les associations vers l’accompagnement le plus adapté à leurs besoins.

5 leviers concrets pour mieux gérer et fidéliser vos bénévoles

Entre les nouveaux droits ouverts par le décret et les bonnes pratiques de terrain, voici cinq leviers simples à activer pour renforcer l’engagement au sein de votre association.

Un accueil structuré
Prévoyez un temps d'accueil dédié, même court : présentation de l'association, de ses statuts, de son fonctionnement et de la mission confiée. Un livret d'accueil simple, avec les contacts utiles, rassure et évite bien des questions les premières semaines. Un bénévole bien accueilli reste plus longtemps.
Un suivi clair des missions
Consignez qui fait quoi et depuis quand, dans un tableau simple ou un outil dédié. Ce suivi sert à la fois pour l'organisation interne, pour anticiper les besoins de recrutement et pour déclarer les droits au compte d'engagement citoyen de vos dirigeants et encadrants.
La valorisation via le CEC
Informez vos bénévoles dirigeants et encadrants qu'ils peuvent acquérir des droits à la formation grâce à leur engagement associatif. C'est une reconnaissance concrète, sans coût pour l'association, qui peut peser dans la décision de rester impliqué sur la durée.
Le remboursement transparent des frais
Remboursez les frais réels de vos bénévoles (déplacements, achats pour l'association) sur justificatifs, en appliquant le barème kilométrique en vigueur. S'ils renoncent à ce remboursement, proposez-leur un reçu fiscal. Une règle écrite et connue de tous évite les frustrations.
Une communication régulière
Une newsletter courte, un message de groupe ou une réunion trimestrielle suffisent souvent à maintenir le lien, à donner de la visibilité sur les projets à venir et à rappeler que chaque contribution, même ponctuelle, compte pour l'association.

Comment ClicTréso simplifie la gestion administrative liée à vos bénévoles

La gestion des bénévoles en association ne se limite pas à l’humain : elle a aussi un volet administratif et financier, souvent chronophage pour un trésorier non-comptable. C’est précisément ce que ClicTréso vous aide à simplifier, gratuitement.

Avec ClicTréso, vous gérez en un seul endroit le fichier de vos adhérents et bénévoles, avec relance automatique des cotisations à renouveler. Vous suivez également les remboursements de frais de vos bénévoles (déplacements, achats pour l’association) et gardez une trace claire de chaque dépense, ce qui facilite grandement la préparation du compte de résultats présenté en assemblée générale.

Grâce à la synchronisation bancaire via Bridge (un prestataire agréé par l’ACPR et conforme à la DSP2), vos mouvements de compte s’importent automatiquement, sans ressaisie manuelle. Vous passez moins de temps sur les tableurs et plus de temps auprès de vos bénévoles. La version gratuite de ClicTréso couvre déjà l’essentiel des besoins d’une petite association : c’est le point de départ recommandé, quelle que soit la taille de votre structure.

Pour une association qui vient d’ouvrir l’accès au compte d’engagement citoyen à ses bénévoles dirigeants, disposer d’une trésorerie et d’un fichier d’adhérents à jour facilite aussi la présentation des comptes lors de l’assemblée générale, un moment souvent redouté par les trésoriers novices. Avoir des chiffres clairs, disponibles en quelques clics, change vraiment le quotidien.

Les erreurs à éviter dans la gestion de vos bénévoles

Certaines erreurs reviennent souvent dans les associations, quelle que soit leur taille. Voici les cinq principales à surveiller.

1. Ne pas cadrer clairement les missions. Un bénévole qui ne sait pas précisément ce qu’on attend de lui se décourage plus vite. Un cadrage écrit, même succinct, évite bien des malentendus.

2. Oublier l’assurance responsabilité civile des bénévoles. Vérifiez que votre contrat d’assurance associatif couvre bien l’ensemble de vos bénévoles dans l’exercice de leurs missions, y compris lors d’événements ponctuels.

3. Confondre bénévolat et travail dissimulé. Un bénévole ne doit jamais se retrouver dans une situation de subordination assimilable à celle d’un salarié, sous peine de requalification par l’administration. La distinction doit rester claire dans l’organisation des missions.

4. Négliger le suivi des heures pour le compte d’engagement citoyen. Sans suivi régulier, il devient difficile de reconstituer les heures d’engagement de vos dirigeants et encadrants avant l’échéance du 30 juin.

5. Ne pas communiquer sur les nouveaux droits. Beaucoup de bénévoles ignorent l’existence du don de jours de repos, du mécénat de compétences ou du compte d’engagement citoyen. Une simple information en réunion ou par newsletter suffit à changer la donne.

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Adhérents, cotisations, frais de déplacement, trésorerie : entre le décret sur le bénévolat et le quotidien de votre association, vous avez déjà assez à gérer sans vous battre avec un tableur. ClicTréso centralise tout, dans une interface pensée pour des bénévoles, pas pour des experts-comptables.

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FAQ - Gestion des bénévoles en association

Qu'est-ce que la gestion des bénévoles en association ?

C’est l’ensemble des actions qui permettent d’accueillir, d’organiser, de suivre et de fidéliser les personnes qui s’engagent gratuitement pour l’association : recrutement, cadrage des missions, suivi des heures, remboursement des frais et reconnaissance de l’engagement.

Il s’agit du décret n° 2025-161 du 20 février 2025, pris en application de la loi du 15 avril 2024 sur l’engagement bénévole. Il organise notamment le don de jours de repos monétisés par un salarié au profit d’une association.

Un salarié peut, avec l’accord de son employeur, renoncer à des jours de repos non pris pour qu’ils soient convertis en argent et reversés à une association. Le don est limité à trois jours par an.

Seuls les jours excédant 24 jours ouvrables de congés annuels, ou les jours de repos non affectés à un compte épargne temps, peuvent être donnés sous cette forme monétisée.

L’organisme bénéficiaire est choisi d’un commun accord entre le salarié donateur et son employeur, ce qui suppose que votre association se fasse connaître auprès des entreprises de votre territoire.

Le CEC permet aux bénévoles qui siègent au conseil d’administration, au bureau, ou qui encadrent d’autres bénévoles, d’acquérir des droits à la formation professionnelle en reconnaissance de leur engagement associatif.

Les associations déclarées depuis au moins un an, dont l’activité présente un caractère éducatif, philanthropique, social, culturel ou sportif. Ce seuil est passé de trois ans à un an avec la loi bénévolat de 2024.

Il faut déclarer au moins 200 heures de bénévolat sur l’année civile, dont au moins 100 heures réalisées dans la même association.

Jusqu’à 240 € de droits à la formation par an, dans la limite de 720 € cumulables sur trois ans. Ces droits viennent s’ajouter aux droits CPF classiques du bénévole.

La déclaration se fait chaque année entre le 1er janvier et le 30 juin, via le téléservice « Le Compte Bénévole ». Les activités réalisées en 2025 doivent être déclarées avant le 30 juin 2026, sous peine de perte définitive des droits.

C’est la mise à disposition d’un salarié par son entreprise, sur son temps de travail, au profit d’une association pour réaliser une mission d’intérêt général. L’entreprise bénéficie d’un avantage fiscal en contrepartie.

Depuis la loi bénévolat de 2024, les entreprises de moins de 5 000 salariés peuvent proposer ce dispositif, un seuil élargi par rapport à la situation antérieure. Sa durée maximale est également passée de deux à trois ans.

Vous pouvez rembourser ses frais réels sur justificatifs, y compris ses frais kilométriques calculés avec le barème fiscal en vigueur. S’il renonce à ce remboursement, il peut demander un reçu fiscal ouvrant droit à une réduction d’impôt.

Guid’Asso est le réseau d’accompagnement de la vie associative locale, déployé dans 13 régions. Il oriente gratuitement les associations vers les structures les plus adaptées pour les former ou les conseiller.

Le fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) finance chaque année plus de 25 000 subventions, dont une partie sert à financer des formations de bénévoles ou le fonctionnement des associations.

ClicTréso vous permet de gérer votre fichier d’adhérents et de bénévoles, de suivre les cotisations et les remboursements de frais, et de garder une trésorerie claire, dans une interface pensée pour des trésoriers non-comptables.

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